Liens fleuris #3

Florilège hebdomadaire de bon savoir

(De la data, mais pas que)

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  • Le néolibéralisme comme « projet de classe »
  • Who Can Bring the E.U. To Its Senses?
  • How the internet is making us poor
  • Qu’est-ce que la technologie essaie de nous dire ?
  • Une contre-histoire des Internets
  • Les révolutions de l’open data
  • Le data-journalisme, c’est de l’enquête, pas du code…
  • Sustainable « Tea Bus » Sets Off On Worldwide Journey
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    Le néolibéralisme comme « projet de classe »

    Certaines usines récupérées en Argentine fonctionnent maintenant en réseau grâce aux ordinateurs, et elles organisent les flux d’inputs et outputs de manière à commencer à se coordonner les unes avec les autres, mais ce n’est pas une planification centralisée, c’est quelque chose qui est organisé en réseau, sans planificateur central. Je pense qu’avec les technologies que nous avons maintenant il y a de nouvelles possibilités de poser ces questions d’une autre manière, et on peut construire une vision utopique dans laquelle les travailleurs associés contrôlent leur moyens de production, s’organisent et prennent leurs propres décisions en unité productive, et peuvent se coordonner entre eux, communiquer enter eux afin de répondre aux besoins de tous.

    Elsa Boulet et Cédric Durand proposent un entretien avec David Harvey, géographe et enseignant-chercheur qui étudie le capitalisme et l’urbanisme ; du néolibéralisme comme projet de classe développé durant les années 70, permettant au pouvoir de se déplacer vers le secteur financier ; de la marchandisation croissante des biens immatériels (culture, éducation, nature) liée au choix de la gestion d’une quantité croissante de plus-value vers ces biens plutôt que vers l’économie réelle ; théorie de l’économie de dépossession (sous-traitance chinoise, spéculation immobilière post-subprimes, privatisation de l’université) ; avenir politique des Etats-Unis ; les révolutions modernes (comme en Amérique du sud) ne sont plus uniquement ouvrières, ni forcément communistes.

    (« Contretemps », entretien en français, 24 mars 2013)



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    Who Can Bring the E.U. To Its Senses?

    How could sophisticated European finance ministers — along with senior officials of the European Central Bank and the International Monetary Fund — have signed off on such a counterproductive rescue plan? […] None of these European leaders would sign off on such high-wire financial policy experiments in their home countries. Why do they do it on the wider European stage?

    Editorial très lucide, limpide et critique de David C. Unger, spécialistes des questions internationales et journaliste au NYTimes depuis 35 ans ; de l’échec de l’Union européenne à gérer la crise financière qui frappe ses composantes ; de la désunion flagrante de ses membres dérivant au gré des contraintes locales et du manque de leadership central ; l’UE face à son destin politique.

    (« New York Times », texte en anglais, 30 mars 2013)



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    How the internet is making us poor

    Everyone knows the story of how robots replaced humans on the factory floor. But in the broader sweep of automation versus labor, a trend with far greater significance for the middle class—in rich countries, at any rate—has been relatively overlooked: the replacement of knowledge workers with software. […] “The spread of computers and the Internet will put jobs in two categories,” said Andreessen. “People who tell computers what to do, and people who are told by computers what to do.”

    Christopher Mims analyse la manière dont la société de l’information – et en raccourci Internet – tend sans doute à appauvrir la société toute entière ; la « technologisation » de la société profite uniquement aux populations les plus éduquées du fait de la haute spécialisation des biens issus d’une production tournée vers « la machine » ; elle avantage également ceux qui détiennent déjà le capital car la tendance, au coeur des nouvelles technologies, est plutôt de concentrer la richesse entre les mains de ceux qui la possède – en évitant d’ouvrir les entreprises au public ou en laissant privées ; les perspectives d’avenir de la civilisation aux mains de l’éducation et de l’apprentissage.

    (« Quartz », texte en anglais, 27 mars 2013)



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    Qu’est-ce que la technologie essaie de nous dire ?

    En passant notre temps à essayer de voir si la technologie change le monde, si c’est bien elle qui est la cause de tel ou tel comportement, on l’investit d’une sorte de puissance supérieure, on se retrouve engagé dans un processus de divination pas très intéressant.

    Xavier de la Porte délivre sa fiche de lecture d’un article d’Alexis Madrigal sur le rôle des nouveaux médias durant la Grande Peste qui frappa Londres en 1666 ; réflexions et observations d’époque de l’auteur Daniel Defoe, pionnier des journaux imprimés, sur le rôle des médias ; obésité informationnelle d’hier comparée à celle d’aujourd’hui ; quelles leçons en tirer.

    (« Internet Actu », texte en français, 2 avril 2013)



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    Une contre-histoire des Internets

    L’histoire de cet espace qui, même si certains le nomment « virtuel », est rempli d’individus (#lesgens, toujours eux) et qu’il est difficile de les censurer ou de les contrôler : sur le Net, il n’y a pas d’un côté ceux qui ont le droit de s’exprimer et de l’autre ceux qui n’ont que le droit d’écouter.

    Une belle brochette d’anciens bidouilleurs « Owni » (Julien, Jean-Marc, Pierre, Nicolas, Anne-Lise, Loguy…) sur une idée du webdoqueur David Dufresne ont pondu « une contre-histoire » du réseau à découvrir sur ARTE le 14 mai prochain. D’ici là, chacun peut écrire son propre récit de son expérience avec « les Internets » – selon l’expression consacrée par le philosophe George W. Bush. Une grosse plongée dans le participatif et la bonne humeur, avec l’espoir d’une introspection pas trop nombriliste et surtout riche en souvenirs et en leçons (?) pour l’avenir.

    (« ARTE », site participatif en français, avril 2013)



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    Les révolutions de l’open data

    Un débat peut en cacher un autre. La question des données numériques en est un bon exemple : elle est au coeur de plusieurs discussions qui s’enchevêtrent sans se confondre.

    Très bon petit dossier [PDF] du mensuel « Les idées en mouvement » publié par la Ligue de l’enseignement ; un édito qui pose les questions du respect de la confidentialité et de la vie privée ainsi que la valeur économique et sociale des données publiques ; un entretien avec le nouveau patron de l’open data français Henri Verdier ; un historique rapide de l’ouverture des données publiques en France ; un second entretien avec Nicolas Colin – co-auteur d’un fameux rapport sur la fiscalité de l’économie numérique en janvier dernier ; un dernier entretien avec Jean-Christophe Becquet, vice-président de l’April, pour défendre l’idée selon laquelle le « libre » va bien au-delà du gratuit.

    (« Associatifs », dossier en français, 28 mars 2013)



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    Le data-journalisme, c’est de l’enquête, pas du code…

    Le fond du travail, c’est de la sociologie, de l’urbanisme, des statistiques sociales… Mais comme il faut aller beaucoup plus vite que dans la recherche, on emploie les outils informatiques.

    Cyrille Frank dresse un riche compte-rendu de l’intervention du journaliste Steve Doig devant la presse régionale française pour causer datajournalisme, « les sciences sociales plus les échéances » ; du passage du journalisme traditionnel vers le « ddj », des prérequis d’organisation nécessaires à la migration d’un journal au datajournalisme.

    (« Mediaculture », texte en français, 27 mars 2013)



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    Sustainable « Tea Bus » sets off on worldwide journey

    People were excited not only with the acts of generosity, the community created, and the dialogue exchanged, but with the encouragement and inspiration to do similar things in their own lives, whether it be passing on the generosity, seeing through appearances and befriending strangers, or sparking conscious conversations with friends, new and old.

    Au départ Guisepi s’est juste mis à se balader avec sa camionnette arrangée sur les routes californiennes, en posant sa pancarte « thé gratuit » et invitant les gens à partager un instant de leur vie avec celle des autres. L’idée s’est transformée en projet de vie : « en traversant le pays, cette maison du thé gratuit fait prospérer la communauté, la santé, la paix, la durabilité et les interactions humaines naturelles ». Jeunes, vieux, riches, pauvres, musiciens ou pas, se retrouvent chaque jour autour d’une tasse d’eau chaude.

    Guiseppe et son thé gratuit (détail). Photo freeteaparty.org
    Guiseppe et son thé gratuit (détail). Photo freeteaparty.org

    (« Visual News », reportage en anglais, 26 mars 2013)

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